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Qui suis-je ? 


Qui suis-je ?

    La vie de collégien

J'ai vu une soucoupe volante

Mon premier événement psy

Ma sortie hors de mon corps

Trois réveils consécutifs à 3h33   EN CONSTRUCTION    

La télépathie

J'ai vécu un Samadhi

Ais-je vécu un Satori ?   EN CONSTRUCTION    



   

Qui suis-je ?


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Puissant
, par David Fesliyan
  



30 septembre 2025

Pourquoi est-ce que je trouve nécessaire de vous parler de moi ? Parce que je suis une personne très ordinaire, et en tant que telle, j’espère vous encourager à prendre conscience que vous aussi, vous pouvez travailler à ce que les sages de la spiritualité appellent l’éveil ou le nirvana — c’est-à-dire vivre sur terre en éprouvant la joie et la félicité, peu importe les graves troubles et conflits mondiaux que nous traversons actuellement.

Je crois sincèrement que le témoignage de tous ceux qui ont, même juste un peu, progressé dans leur avancement spirituel, est une aide précieuse pour ceux qui hésitent encore à entreprendre sérieusement le chemin menant à la libération de leur misère de terrien. C’est évidemment pour cela que des maîtres comme Bouddha, Jiddu Krishnamurti, Jésus de Nazareth ou Ramana Maharshi, ainsi que bien d’autres, n’ont pas hésité à témoigner de leur libération. C’est pour cela que je n’hésite pas à vous dire : « Allez ! Faisons ce qu’il faut pour progresser vers notre bonheur ; nous n’avons rien à perdre, mais tout à gagner ! »

Cela dit, je ne suis ni psychologue ni maître zen, et je n’ai hérité ni développé de pouvoirs — sauf, dans une certaine mesure, celui de la télépathie. Ce qui suit concerne des expériences souvent qualifiées « d’événements psy » : des événements que j’ai vécus sans les avoir sollicités, et que, dans un monde strictement matérialiste, les statisticiens jugeraient être impossibles.

À l’époque où se passe l’événement que je vais vous relater, j’avais délaissé l’idée d’une vie après la mort.

Un jour — ou peut-être un soir, en y réfléchissant bien — je pris conscience qu’un moment viendrait où je laisserais mon corps à la terre, et que tout ce que j’avais vécu serait définitivement effacé. Ni médecin ni prêtre, quels que soient leurs rites, ne pourraient rien y changer. Aussi insignifiant qu’une fourmi : j’allais mourir. C’était là l’image que j’avais de l’ultime conclusion de ma vie : je n’étais rien de plus qu’une minuscule, ridicule, petite et insignifiante fourmi.

Le fait de se savoir exister dépend avant tout, il me semble, de notre mémoire. Sans mémoire, plus rien n’a de sens. C’est le drame des personnes atteintes d’Alzheimer qui, placées devant un miroir, se demandent : « Qui est cette personne qui me regarde ? » Cette vision d’une fin absolue, je ne la digérais tout simplement pas. Comment, après une vie si intense, accepter qu’il n’en reste aucune trace ? Impossible ! Cette pensée me révoltait tellement que, chaque soir avant de m’endormir, je me disais : « Demain, je trouverai bien une façon de mettre fin à mes jours pour ne plus avoir à affronter ça. »

Ridicule, non ? Bien sûr que c’était absurde de vouloir mettre fin à ma magnifique vie parce qu’elle finirait un jour. Mais dans une grande révolte, parfois, la lucidité s’efface. Chaque matin pourtant, l’énergie qui m’habitait reprenait le dessus. À peine le premier œil ouvert, je plongeais dans des projets captivants, et adieu — pour quelques heures — mes réflexions sur la fin. « On en reparlera ce soir, avant de fermer mon dernier œil. »

Le temps passa, et je finis par oublier — ou peut-être même par accepter — cette idée : qu’après la mort, point de salut.





   
La vie de collégien

Un jour (et cette fois j’en suis certain, ce n’était pas un soir), j’entrai au cégep. Dès les premières semaines, une étudiante de ma classe me proposa de devenir copains. Elle n’était pas vraiment mon genre, mais j’acceptai malgré tout. « On ne sait jamais », me suis-je dit.

Pendant ces quelques semaines où nous avons copiné, je n’avais pourtant d’yeux que pour une autre, qui m’attirait bien davantage. Écoutant mon courage, je finis par avouer à la première que je ne ressentais rien pour elle. Elle me remercia sincèrement — surtout parce qu’elle aussi avait les yeux rivés sur un autre : l’un de nos professeurs. Vous comprendrez plus loin pourquoi je vous ai mentionné ce qui précède.

 








J'ai vu une soucoupe volante


soucoupe volante


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Le combat de boss épique
, par David Fesliyan
  

1966 ou 1967 ;
Arvida (au Saguenay),
sur la ruelle entre la rue Mellon et Wohler à la nuit tombante ;
quatre à six ados d’environ 18 ans ;
tous des amis ;
en cercle en train de discuter calmement.

   -   Hey ! R’gardez !

C’est tout ce que celui qui était face à moi a crié en pointant du bras l’ovale blanc, comme un immense fluorescent de la taille d’un petit centre d’achat. Aucun son, aucune incandescence, aucune trainée. Pour moi, ça a duré environ quatre à cinq secondes, bien assez pour imprimer à vie l’étonnante apparition de ce qu’on appelait à l’époque une soucoupe volante, pour se moquer de ceux qui disaient en avoir vu.

Dans notre patelin, l’expression consacrée pour décrire mon comportement immédiatement après cette apparition : « J’étais fou comme un balai ». Je me rappelle que je courais un peu dans tous les sens en espérant trouver une éclaircie entre les maisons pour prolonger encore un peu la chance inouï que nous venions d’avoir.

Comme je faisais beaucoup de photographie (j’avais mon labo pour développer mes clichés noir et blancs), je couru à la maison pour prendre mon appareil photo, des fois qu’elle reviendrait dans le coin, ou même, pourquoi pas, dans le milieu !

Malheureusement…

Après quelques minutes, une idée géniale me vint : téléphoner à la base militaire de Bagotville, une des deux base canadienne du NORAD (North American Aerospace Defense Command) qui se trouve à moins de quarante kilomètres de chez mes parents, afin de tenter de parler aux gens du radar. Je ne croyais pas vraiment qu’on me laisserait leur parler, mais, comme le disais très souvent ma merveilleuse mère : qui ne fait rien n’a rien !

— Base militaire de Bagotville !
— Oui, bonsoir ! Est-ce que ce serait possible de parler aux gens des radars ?

Je m’attendais à ce que la réceptioniste raccroche immédiatement, et à ma grande surprise :

—¨Veuillez attendre un instant.

Après une ou deux minutes :
— Est-ce que vous parlez anglais ? Il n’y a que des préposés qui ne parlent pas français en ce moment.
— Malheureusement : non !

Je croyais bien que mon chien était mort…
— Et je peux savoir qu’est-ce que vous leur voulez ?
— J’ai vu une soucoupe volante.

« La, par exemple, si elle ne me raccroche pas au nez, je vais croire en Dieu. C’est promis ! »
— Accepteriez-vous de répondre à quelques questions ?
— Avec plaisir ! Avec plaisir !

J’entendis un bruit de feuille qu’on manœuvre, et :
— Vous vous appelez ?

Docile et très reconnaissant, je lui donnai mon nom.
Ce qui m’a immédiatement interloqué, c’est qu’un formulaire existait pour relater cet événement, et elle n’avait pas eu à fouiller longtemps dans un classeur pour le retrouver. J’en ai évidemment déduit que je ne devais pas être le seul à rapporter un tel fait.

Dans les questions posées : l’heure, le nombre de personnes, ce que nous avons vu, sa direction (d’où elle venait et où elle se dirigeait), sa forme, sa couleur, sa grosseur, etc. Tout un formulaire dédié aux soucoupes volantes. Je jubilais !

À la fin de mon résumé, la réceptionniste me dit qu’une autre personne d’une autre ville avait rapporté exactement les mêmes faits. Comme j’étais dans tout mes états, je ne pensai malheureusement pas à lui demander de quelle ville provenait l’autre délateur.
Il y a 58 ans que cela s’est passé, je n’en ai très malheureusement jamais revu !

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Oui ! Nous ne sommes pas seuls dans notre univers. Dans l’article Des mondes extraterrestres, je vous présente quelques vidéos YouTube de très grande qualité, dont certaines ont été filmées par des officiers de la U-S Navy et diffusées par le Pentagone des États-Unis. Vous verrez aussi des peintures anciennes montrant clairement des véhicules extraterrestres.




 Mon premier événement « psy » 






À cette époque, j’étais non-croyant. Une nuit, j’eus un songe. Quelle différence entre un rêve et un songe ? Dans un rêve, les images sont ternes, floues, décousues, comme des nuages ou des fantômes. Dans ce que j’ai vécu — une seule fois dans ma vie —, tout était d’une précision extrême, aussi net que la réalité.

Je suis debout, derrière une petite table ronde en bois rudimentaire. Devant moi, une ouverture sans porte donne sur l’extérieur. Je regarde autour de moi : j’ai atterri dans une petite hutte de paille qui semble se trouver dans un pays qui me fait penser à l’Inde. Une certitude absolue m’envahit : dans quelques heures au plus, je vais mourir. Aucune peur, aucun regret, aucune révolte. Puis, une intuition fulgurante me saisit à nouveau : par télépathie, je découvre que la « copine » dont je vous parlais au début de mon récit se trouve dans une autre hutte, tout près, et elle aussi va mourir en même temps que moi. Ce n’est pas une croyance, c’est une certitude.

Je contourne la table et sors. Devant moi, un champ verdoyant bordé d’arbres de dix mètres — probablement des peupliers faux-trembles. Un étroit sentier de terre file droit puis tourne à gauche. Je l’emprunte. Après une centaine de mètres, un moine en tunique blanc cassé se tient à gauche du chemin, un autre se trouve à droite. Lorsque je passe à leur hauteur, celui de gauche me demande :

— Où allez-vous ?
— Je vais faire La peinture !

Je crois que nous savions tous les trois qu’il ne s’agissait pas d’une peinture ordinaire. Le moine me laissa passer, et je descendis une pente douce, incurvée vers la gauche — comme si le chemin lui-même m’invitait à une spirale intérieure.

En bas, je me retrouvai dans un enclos de gazon, cerné par un silence dense. Sur un chevalet, une toile blanche m’attendait, immobile, presque solennelle. J’avais déjà peint, en amateur, quelques toiles à l’huile, mais jamais avec l’idée d’en faire un métier. Cette fois, pourtant, quelque chose était différent : l’air vibrait d’une attente muette.

Je saisis un pinceau posé sur ma droite. À peine la pointe effleure-t-elle la toile que celle-ci se met à pivoter rapidement, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Je ne peux plus voir ce que je peins, mais cela ne me dérange pas. Au contraire : je peins avec une énergie immense, telle une grande fureur, comme si chaque geste était dicté par une mémoire plus ancienne que moi.

Ce mouvement de la toile, cette rotation contre le temps, s’inscrit tel un présage de ce que je vivrai des années plus tard, lorsque j’aurai tout quitté pour renaître en tant qu’artiste-peintre. Ce même feu intérieur, cette même urgence de créer, m’habitera alors — mais ici, dans ce songe, elle semble précéder ma propre histoire.

Quand j’eus terminé, je signai la toile. Et aussitôt, je me sentis allégé d’un poids immense. J’avais la certitude d’avoir accompli quelque chose d’essentiel ; non pas une œuvre, mais un acte ; un geste rituel ; mon humble héritage à l’humanité souffrante.

Je repris le chemin inverse jusqu’à la petite table rustique. Là, un fracas retentit dans ma tête, comme un gigantesque morceau de fer raclant l’asphalte. Je me faisais désintégrer, atome après atome, molécule après molécule, sentant toute cette danse d’énergie quitter l’essence même de mon Moi, le noyau le plus profond, le plus dépouillé, le plus essentiel.

Puis, plus rien. Le vide. Mon Moi ne se connaissait plus, ne se considérait plus. Un néant absolu : ni chaud ni froid, sans pensées, sans même conscience du vide… jusqu’au moment où, en sens inverse, chaque atome revint sur moi, s’agglutinant les uns aux autres en produisant le même bruit blanc et gigantesque que tout à l’heure pour me modeler à l’identique de ce que j’étais avant cette désintégration.

Je me trouvais désormais sur une planète rouge et déserte, semblable à Mars. J’étais maintenant orienté à 180 degrés par rapport à ma position sur Terre. La pseudo-copine, qui venait de vivre la même expérience que moi, était maintenant à ma gauche, alors qu’avant, elle était à ma droite. Nous nous regardâmes, nous rapprochâmes et partîmes droit devant nous.

C’est ainsi que le songe prit fin. À partir de ce moment, un immense sourire m’envahit — un sourire qui dura toute l’année. Ce n’est que plusieurs années plus tard, en repensant à cet épisode, que je réalisai certaines choses troublantes.

Si un Moi a pu sentir et entendre les atomes le reconstituer, c’est bien qu’il existait seul dans le vide. Il n’y avait ni décor ni repère — seulement la conscience nue, témoin de sa propre genèse.

Autre détail : sur la première planète, tout était vert ; sur la seconde, tout était rouge — la couleur complémentaire du vert, c’est-à-dire son opposé. Ce contraste n’était pas qu’esthétique : il semblait incarner deux principes irréconciliables. Sur la planète verte, la nature était accueillante, vibrante, presque maternelle. Sur la planète rouge, tout était aride, hostile, comme si la vie elle-même y était proscrite.

Même ma position et celle de ma compagne étaient inversées — comme si l’espace lui-même avait basculé dans un miroir inverse. Et dans ce renversement, quelque chose semblait vouloir se révéler — une logique cachée, peut-être cosmique, qui ne se dévoile qu’à travers un songe.

Je me demandai alors : « Se pourrait-il que nous ayons été propulsés au purgatoire ? Était-ce une scène d’une vie antérieure ? Un avertissement de ce qui m’attend ? » Je n’en sais rien, mais le trouble persiste encore aujourd’hui.








Ma sortie hors de mon corps

 

Trois ans après mon premier épisode psychique, j’ai épousé la femme qui m’attirait — celle pour qui j’avais quitté ma première compagne, avec qui j’avais eu une relation seulement amicale. Nous étudiions tous les deux à la même université, dans la même discipline, et nous avions donc beaucoup de cours en commun. Ce matin-là, nous nous trouvions à une dizaine de mètres de l’entrée de la salle de cours lorsque ma conscience s’éleva au-dessus de mon corps. Je voyais mon propre corps continuer à avancer aux côtés de mon épouse, et moi, je le regardais faire. Stupéfait et par réflexe, je l’ai aussitôt réintégré.

À l’intérieur de la salle, je me suis installé sur la rangée derrière mon épouse, qui avait entamé une discussion avec une amie – une camarade d’un cours auquel je n’assistais pas. Je me souviens d’être resté là, ébahi, incapable de comprendre ce qui venait de se produire. Ébranlé, je suis resté perplexe pendant le reste de la journée.

Le soir même, mon épouse avait invité à dîner quelques étudiants de ce cours auquel je n’assistais pas. À cette époque, c’était surtout moi qui m’occupais des repas, car mon épouse, trop occupée à bavarder, laissait souvent traîner les choses. Mais ce soir-là, après que je lui ai raconté mon épisode de sortie de corps, elle me confia que son amie – celle avec qui elle discutait en classe avant l’arrivée de la professeure – s’était retournée pour me regarder. Elle lui avait ensuite dit que j’avais quelque chose de très bizarre.

Pendant que nous préparions le repas, je n’ai eu d’autre choix que de lui demander de tout faire elle-même, car je sentais que ma conscience cherchait de nouveau à quitter mon corps. À l’époque, je n’avais aucune envie de revivre un tel événement, mais aujourd’hui, c’est tout le contraire. J’ai fait de nombreux essais, après avoir regardé des vidéos YouTube proposant des recommandations, mais rien n’y fait : je n’ai plus jamais revécu cette expérience.





 

LA TÉLÉPATHIE

Téléchargement de musique libre de droits : Sonate Rondo  par Steve Oxen



En fait, si on croit que notre monde n’est gouverné que par le mouvement des atomes, j'ai alors connu plusieurs événements hautement improbables, voire impossibles à interpréter statistiquement, et qui décoifferaient les plus endurcis des partisans du matérialisme mécaniste.


Ce qui me vient en tête en premier, c’est le nombre de fois où j’ai fait de la télépathie avec des personnes qui m’étaient proches. Il y a plusieurs années, une de mes sœurs avait reçu mes frères et mon autre sœur avec leur conjoint pour festoyer chez elle lors de la fête de Noël. J’étais arrivé la veille et un des fils de ma sœur se trouvait déjà là. Alors que Monique s’affairait à préparer le souper, son fils et moi étions attablés à quelques pas d’elle et nous discutions. Je l’avais entraîné sur plusieurs de mes sujets métaphysiques préférés, très loin de sa conception du monde mécaniste, qui avait peut-être été renforcée par sa formation d’ingénieur civil ?


Parce que les phénomènes télépathiques m’étaient assez courants et que ça me fascinait, nous en avons discuté. Plus que sceptique, il niait catégoriquement ces phénomènes. Je me suis alors risqué à lui proposer une expérience qu’il accepta volontiers et avec un grand sérieux. Ma sœur, qui entendait notre conversation, nous apporta les feuilles de papier et les stylos dont nous avions besoin.


Je me suis alors installé sur un fauteuil du salon pour m’assurer que mon neveu ne puisse voir d’aucune façon ce que j’allais mettre sur ma feuille. Après avoir dessiné sommairement une coupe de vin et écrit le mot COUPE au-dessus du dessin, je lui ai demandé de se fermer les yeux et de faire le vide le plus complet jusqu’à ce que sa vision ne soit plus qu’un écran noir. De mon côté, j’ai commencé à visualiser le dessin et le mot. De temps en temps, j’ouvrais les yeux pour regarder mon dessin pendant quelques secondes afin de bien l’ancrer dans ma vision interne, puis je projetais le tout sur mon écran mental.


Après plusieurs minutes, je demandai à mon neveu s’il avait vu ou senti quelque chose. Sa réponse fut : « Ça ressemble à un V ! ». Je lui ai alors demandé s’il pouvait préciser davantage sa vision et il me dit : « Est-ce que ça ne serait pas une coupe ? »


C’était la première fois que je faisais cette expérience de façon à éliminer toute possibilité d’introduire un biais. Mais attendez ! Attendez ! Ce n’est pas tout !


Sans que mon neveu et moi le sachions, ma sœur avait, elle aussi, fait l’expérience et elle nous en donna la preuve en nous montrant ce qu’elle avait écrit sur sa feuille.


Pouvez-vous vous imaginer jusqu’à quel point je me suis réjoui et comment j’ai été incroyablement, mais innn-croiii-yaaaa-blement surpris de ce coup double auquel je ne m’attendais tellement pas !


Lorsque le phénomène arrive avec des personnes avec qui nous avons des relations affectives et routinières, on peut toujours se faire croire que c’est parce qu’à la longue, il est normal de partager comme... commeeee... une même empreinte... une même manière de penser !


Mais on n’en est pas resté là ! On a refait l’expérience ; etttt... le SOLEIL que j’ai projeté mentalement pour cet autre essai, fut lui aussi, capté par eux.



 

J'ai vécu un Samadhi

Téléchargement de musique libre de droits : Divine ascension par David Fesliyan
et Warm light par David Fesliyan


Il y a fort longtemps, alors que je tentais de franchir la frontière états-unienne entre Vancouver et la terre de l’Oncle Sam, les gardes-frontières, convaincus que j’allais m’y établir pour faire du commerce, m’en refusèrent l’entrée. Je dus donc rebrousser chemin et retourner chez moi, au Québec.

Je louai un appartement sur la Rive-Sud de Montréal, tout près de mes deux enfants, ce qui me permettait de les voir de temps à autre. Disposant de beaucoup de temps, j’en profitai pour approfondir ma pratique méditative, chaque jour un peu plus.

Un jour, ma fille — elle aussi intéressée par la méditation — m’invita à une rencontre d’initiation au Zen avec Albert Low, le défunt maître bien connu du Centre Zen de Montréal. Je vous rassure : il était bien vivant à cette époque !

Et c’est exactement ce que nous avons fait.

Photo d'Albert Low

« C’est précisément notre quête, notre désir du miraculeux et du magique, qui nous cache la vérité : simplement être, simplement savoir que je suis, est déjà le miracle que nous cherchons. Tout est parfait tel que c’est, mais il faut cesser de le voir comme dans un miroir, comme dans un rêve. »

Après cette rencontre, je participai régulièrement à des méditations de groupe en soirée, histoire de m’imprégner de la manière dont le Zen se vit sous la guidance d’un maître authentique.

C’est lors de l’une de ces séances que, comme je l’ai mentionné dans l’introduction de ce site, je pus consulter Maître Low pour lui poser une question délicate sur le suicide. Sa réponse fut aussi déconcertante que lumineuse :

« Vous suicider ? Pourquoi vous suicider ? Vous n’êtes même pas né ! »

Chez-moi, lors d’une méditation particulièrement longue — assis sur un banc qui, à la longue, procure un magnifique mal aux chevilles — je me rappelai que le maître nous avait déjà dit de ne pas nous inquiéter, car personne, à ce jour, n’avait eu à se faire amputer pour avoir trop médité.

Mais une question me traversa soudain l'esprit : que se passerait-il si mon moi profond cessait d’être amalgamé avec la douleur ressentie par mon corps ?

Et VLAN !

Il n’y eut ni mouvement, ni lumière, ni pensée. Et pourtant, j’étais là ; transporté dans le vide sans forme de ma propre conscience, là où rien ne se reflète, rien ne se projette. Ce lieu, nu de tout artifice, n’était autre que ce que je suis — une présence sans jugement, sans désir, sans décor ; le même vide dans lequel j'ai été immergé après ma désintégration et ma téléportation sur une planète rouge dans le songe que je fis à l'époque de mon cégep. Savoir que je suis simplement l’Être. Cela seul était le miracle.

Stupéfait, je décidai de téléphoner au Centre Zen de Montréal, espérant obtenir une réponse à ce qui venait de littéralement scinder en deux ce que je croyais être une personne unifiée. Ma conscience percevait la douleur du corps, mais n’en faisait aucun cas. En vérité, elle s’en fichait royalement — libre de toute attache terrestre.

Je n’étais pas certain qu’on accepterait ma demande de parler à M. Low, car nous ne nous connaissions que très peu. Mais, à ma grande joie, on me transféra à lui. Je lui racontai mon aventure, presque extraterrestre.

—  « Ce que vous avez vécu est ce qu’on appelle un Samadhi. Un moment de grande concentration. », me dit-il.

Sur ce, Maître Low m’invita à le rencontrer pour une courte discussion sur ma démarche. Il ne se passa pas grand-chose lors de cette entrevue, car j’étais bien plus avide d’apprendre de lui que de raconter mes propres expériences — celles qui, il faut bien le dire, sortaient carrément du cadre d’une vie dite normale sur cette planète.

Si c’était à refaire, je lui parlerais sans hésiter du songe où je suis mort avant d’être téléporté sur une autre planète, ainsi que de ma sortie hors du corps lorsque j’étais étudiant à l’université.

À la fin de notre entretien, il me dit :

« Vous êtes devant une porte que vous pouvez ouvrir. Allez-y ! Il n’en tient qu’à vous de le faire ! »